

Dans les coulisses d'un recrutement de dernière minute
23h30 dimanche soir, Noam Rudman raccroche de ses innombrables appels téléphoniques de la fin de semaine liés au recrutement d'un pigiste médical pour remplacer "l'irremplaçable" Brice Vounang. Une fois l'annonce officielle diffusée sur les sites spécialisés, Noam s'est vu proposer de très nombreux candidats au poste de pivot titulaire de la Breizh Team. Oui mais, entre les rookies inexpérimentés, les joueurs revenant de blessure, les joueurs avec des cv que l'on qualifiera poliment "d'exotiques"... ce n'est pas la panacée pour le coach qui sait ce qu'il veut : un joueur pour l'aider à gagner des matchs.
Noam dispose d'un réseau d'agents de confiance qu'il a réactivé avant même l'annonce officielle, mais les recherches ne sont pas fructueuses puisque ce réseau préfère ne rien lui proposer plutôt que de lui suggérer des paris hasardeux. Ce fameux coup de fil tardif du dimanche soir devait boucler le dossier d'un joueur cotonou ayant évolué en France en ProA et ProB. Cependant, dès lundi matin, alors que le staff administratif avait préparé un dossier de qualification et de demande de visa de toute pièce (et il en faut 17!), les échanges avec le représentant du joueur à l'étranger ont montré quelques imprécisions, et la mission qualification de toute urgence qui s'était tramée dans les bureaux de l'Etendard est tombée à l'eau.
Retour à la case départ lundi soir, à 24 heures de la date limite de qualification d'un joueur auprès de la LNB (72h avant un match, soit mardi 20h cette semaine). Autant dire qu'il fallait se résoudre dès lundi à compter sur l'effectif en place pour affronter l'ogre pyrénéen qui venait de passer à la moulinette le CSP lors d'une première mi-temps de toute beauté devant les caméras de Sport Plus, coup de projecteur inédit sur la ProB, avant de se faire rejoindre dans les derniers instants par les limougeauds avec un one-man show signé Mohammed.
C'était donc reparti pour le coach et le staff administratif dans l'analyse de divers dossiers, de faisabilités ou non par rapport à la procédure d'obtention d'un visa, un contretemps souvent rédhibitoire pour des joueurs venant d'Afrique ou des Caraïbes anglophones, les consulats ne faisant pas de cas particuliers pour les sportifs professionnels. Un exercice difficile donc, avec une notion d'urgence qui ne doit pas pour autant mettre le club en difficulté, un pigiste médical ne pouvant pas être remplacé s'il venait à ne pas donner satisfaction, interdisant de fait les périodes d'essai, pour ne pas "piocher" dans le quota autorisé de changements de joueurs aussi tôt dans la saison. Noam s'est donné jusqu'à vendredi pour prendre la meilleure décision possible.
Mission commando donc ce vendredi pour une équipe diminuée qui devra redoubler de solidarité, pour un coach qui aura passé un temps fou au téléphone et à visionner des images (même s'il a déjà eu affaire à cet emploi du temps), et pour un public qui, n'en doutons pas, se montrera supporter à l'heure d'affronter l'Elan Béarnais Pau-Orthez, symbole des années dorées du basket français. A suivre...
Marie