Maj: 29/07/2010
  • 04/05/2010 - DOMICILE ETENDARD - ANTIBES (20h)
  • 30/04/2010 - EXTERIEUR NANTES - BREST
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16.06.08 | Besançon Champion de France de Pro B !

Un final génial à Bercy ce dimanche et voilà le rideau qui est tombé sur le championnat 2007-08. Une saison exceptionnelle par ses rebondissements et son suspens à tous les étages. Pour la dernier rétro de l'année, nous nous interéssons au finaliste malheureux, Poitiers, et aux deux futurs promus, Rouen et Besançon.


-Poitiers (22V-12D) : Une saison historique ! Voilà comment on peut qualifier la saison des poitevins. Un peu à l'image des quimpérois l'année dernière, les hommes de Rudy Nelhomme ont réussi un parcours superbe, bien au-delà des objectifs fixés en début de saison.

Il faut dire aussi que l'effectif était de qualité. Trois anciens brestois ont formé l'ossature de l'équipe. Tommy Gunn, véritable fer de lance de l'attaque, Kenny Younger, autoritaire sous les paniers, et Cédric Gomez, le meneur énergizer. Autour d'eux, il y a de l'expérience comme Thomas Darnauzan ou Sylvain Mainier.

D'entrée, les blancs et bleus vont lancer leurs saisons sur les chapeaux de roues avec quatre victoires lors des cinq premiers matchs. Idéal pour rester collés au bon peloton de tête. D'une régularité de métronome, les poitevins réussissent quelques coups d'éclats comme la victoire à domicile contre le CSP Limoges (96-81) ou celle contre le leader d'alors, Bourg en Bresse, sur la plus petite marge (85-84).

Individuellement, Kenny Younger confirme le potentiel entrevu à Cerdan en affichant des statistiques impressionantes (16 pts 6,5 rbds et 1,5 pds). De son côté, l'autre intérieur puissant qu'est Guillard n'est pas loin de tourner à la moyenne d'un double-double par match (11,5pts 8,5rbds).

Longtemps en lutte avec Nanterre, puis avec le CSP, les poitevins parviennent à conserver leur troisième place, derrière les deux intouchables leaders que sont Bourg et Rouen, en terminant la saison régulière en boulet de canon (7 victoires sur les huits dernières rencontres).

Dynamique idéale afin d'entamer les play-offs avec un appétit d'ogre. La première victime s'appelle Nanterre qui doit rendre les armes au terme de deux matchs splendides au dire de nombreux spécialistes.

Au tour suivant, ce sont les ambitieux bressans qui se présentent à eux. Battu à Bourg puis vainqueur dans leur antre, les poitevins se rendent chez la JL dans le rôle du challenger. Emmené par un Tommy Gunn de gala (27 pts 8 rbds 11 Fts provoquées), les coéquipiers de Thomas Darnauzan parviennent à réussir l'exploit de s'imposer dans le chaudron bressan.

En finale, l'effectif poitevin se montre un peu trop juste contre la grosse machine bisantine, et ce malgré la cohorte de supporters venus faire le déplacement. Malgré la déception légitime de ne pas être montés en pro A, Rudy Nelhomme et ses gars peuvent être fiers de leur parcours !

  • Aller : Brest - Poitiers 78-87
  • Retour : Poitiers - Brest 72-65


-Besançon (18V-16D) :
Le hold-up de l'année ! Et quel hold-up ! Présenté comme l'épouvantail du championnat, le BBCD se présente sur la ligne de départ en septembre avec de hautes ambitions. Un budget conséquent et un recrutement haut de gamme (Waleskowski, Schmieder, Kennedy) leur permettent de se montrer ambitieux.

Mais voilà, dès le premier match contre la Breizh-Team, la machine se met à grincer. Une première courte défaite, 82-79, plonge le club dans le doute. L'équipe est bancale, s'appuie trop sur Waleskowski et certains cadres présumés sont aux abonnés absents.

Après quinze matchs, le club pointe en bas de tableau avec un triste bilan de 5 victoires et dix défaites. Inquiétant. Le 15 novembre, Germain Castano est remercié et, quinze jours plus tard, est remplacé par le sorcier Sylvain Lautié. L'effectif est partiellement renouvelé. En décembre, le shooteur fou Terrence Johnson est engagé, puis Scott Emerson, puissant intérieur, débarque à son tour.

En premier lieu, Lautié tente de redonner une âme à son équipe tout en lui assurant un maintien tranquille. Les play-offs sont loin et les ambitions presque enterrées. Le BBCD enchaîne enfin les bonnes performances et remontent au classement grâce à neuf victoires en douze matchs, s'offrant entre autres Poitiers et Aix. Après deux défaites contre les deux leaders, Besançon retrouve un second souffle dans la dernière ligne droite malgré la blessure d'Adam Waleskowski.

Emmené par le vénérable Antwon Hoard (11, 6 pts 4,5 rbds et 2,7 pds), le BBCD parvient à rester dans le coup pour la huitième place jusqu'à la dernière journée. Laquelle se révèlera être un véritable miracle. En plus de s'imposer à Cerdan, les coéquipiers de Xavier Delarue ont la chance de voir Aix s'incliner à domicile.

Ainsi, les joueurs du Doubs accrochent la huitième place. Incroyable ! La dynamique est clairement positive et le BBCD profite de la déconcentration du SPO Rouen, déjà en pro A, pour passer aisément le premier tour. Vient ensuite le tour de Saint-Etienne. Vainqueur dans le Forez, les bisontins perdent chez eux au match retour. De la même manière que Poitiers face à Bourg, le BBCD se présente chez les stéphanois dans la position du challenger. Un rôle idéal pour eux. Sans pression véritable, ils parviennent à s'imposer de deux petits points. En final, mieux préparés pour ce genre d'évènement, les hommes de Sylvain Lautié imposent leur jeu et finissent par l'emporter 76-63. Hoard confirme sa superbe saison en glanant le titre de MVP des finales.

Les survivants sont de retour en pro A après un an de purgatoire ! A noter que c'est la première fois que les 8è de la phase régulière accèdent à la Pro A et au titre de Champions de France de ProB.

  • Aller : Besançon - Brest 79-82
  • Retour : Brest - Besançon 70-76


-Rouen (23V-11D) :
Le très sympathique club du SPO Rouen est parvenu à réussir un bien bel exploit cette année en arrachant une première place synonyme d'accession en pro A. Pourtant, en début de championnat, l'objectif est de faire bonne figure sans pour autant viser la montée. Un peu comme Brest, l'essentiel est d'accéder aux play-offs.

L'effectif est clairement de qualité et même sous-estimé par certains. A la mène, Fred Moncade gère d'une main de maitre son équipe. Ronald Dorsey est une vraie bonne pioche, tout comme le recrutement du l'ailier Cheikhou Thioune, en provenance d'Evreux. A l'intérieur, c'est du solide. Entre Benoit Toffin, Brice Younang et Boris Elisabeth-Mesnager, il y a de quoi faire.

Rapidement, le club normand prend les commandes du championnat, présentant un bilan de sept victoires pour une seule défaite. Fred Moncade confirme tout le bien que l'on pense de lui, faisant jouer à merveille un collectif bien huilé. L'entente des joueurs va bien au-delà des lignes du terrain et tout le monde tire dans le même sens.

Coach Veyronnet peut compter sur un groupe homogène dont le leader offensif se révèle être Ronald Dorsey (16,6pts 4,6rbds et 2,8pds). Pourtant, au milieu du championnat, le club s'essoufle un peu et doit céder sa première place au TGV bressan. En perpétuelle embuscade, les coéquipiers de Martin Le Pellec, l'excellent arrière normand, souhaitent conserver leur deuxième place en vue des play-offs. Le SPOR joue des gros matchs comme à Nanterre où ils doivent s'incliner à l'ultime seconde ou comme à domicile contre Brest où il remporte la partie au terme d'un match de très haut niveau.

Toujours dans le coup pour la place de leader, les normands vont profiter de l'inexplicable baisse de régime de la JL Bourg pour venir les coiffer lors de l'ultime journée. A Boulazac, le SPOR fait le boulot en s'imposant de vingt unités tandis qu'ils vont apprendre dans le même temps la défaite de Bourg à Limoges. Grâce au goal-avérage favorable, les normands arrachent la première place et se voient ainsi accéder pour la deuxième fois de leur histoire à la pro A. Exceptionnel !

  • Aller : Brest - Rouen 65-63
  • Retour : Rouen - Brest 84-78
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