Maj: 29/07/2010
  • 04/05/2010 - DOMICILE ETENDARD - ANTIBES (20h)
  • 30/04/2010 - EXTERIEUR NANTES - BREST
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PREVIEW

      
En Pro A, les jeunes espoirs du championnat les plus connus et les plus médiatisés s’appellent Batum, Diot ou encore Pellin. Pourtant, à Cholet, joue le plus sous-estimé mais sans doute le plus grand futur talent du basket français. Il se nomme Nando De Colo. Samedi il foulera le parquet de Cerdan avec son équipe à l’occasion des seizièmes de finale.

          Dimanche 10 février, Toulon, finale des As. Cholet bat Vichy largement en finale sur le score de 67-40. Au volant de l’équipe en forme du moment ? Un jeune français de 20 ans, élu MVP du tournoi, qui vient de passer en moins d’un an de l’ombre à la lumière. En effet, il y a une douzaine de mois, Ermann Kunter, le coach de Cholet, lançait dans le plus grand anonymat Nando De Colo, issu de la fabuleuse académie de basket choletaise. Un an plus tard, le coach turc est récompensé de ses prises de risque en remportant un trophée national qui fuyait depuis longtemps le club des Mauges.

          En glanant le trophée de MVP, il succède à Marc Salyers au palmarès. Sacré référence ! Mais cette saison, ce n’est pas la seule récompense collective qui l’ait obtenu. En effet, fin décembre, il est élu MVP du all-star game qui se tient tous les ans à Bercy. Un doublé impressionnant mais il ne compte pas s’arrêter là. Le prochain objectif est le titre national, un peu de la même manière que Salyers et Roanne la saison dernière. On n’en est pas encore là mais il suit le bon exemple assurément

          Individuellement, De Colo impressionne par sa technique au-dessus de la moyenne. A peine plus âgé que la génération Batum, il assure le leadership et le contrôle de son équipe. D’une grande régularité, il joue comme un patron tandis que ses camarades du même âge alternent souvent le bon et le moins bon. Kunter lui donne des responsabilités en fin de match et il assume cela avec naturel et humilité. Certains observateurs assurent être bluffés par son calme et son assurance pour un garçon de son âge. Formé au poste de meneur, il tient la balle excellemment que ce soit de la main gauche ou main droite. Son habilité technique a sauté aux yeux de tous ceux qui ont pu voir le all-star game. Il enchaîne tir, passe magique et geste spectaculaire. De plus, De Colo possède un shoot fluide, équilibré et pur, un peu à la manière de la tradition yougoslave. Sans conteste son point fort dans son jeu qui ne demande qu’à passer un cap pour franchir un pallier supérieur. Son pourcentage n’est pas excellent, certes, mais cela est dû aux grosses responsabilités qu’on lui donne. Quelques pertes de balles également ne gâchent pas le joli tableau qu’il offre aux spectateurs de la Meilleraie.

          Depuis le début d’année, il flambe. Le 29 janvier, en coupe Fiba Eurocup, contre Riga, il plante 37 pts (11/16 au tirs dont 3/3 à trois points) auxquels il faut ajouter 2 rbds et 2 pds. Les médias n’en ont pas beaucoup parlé car la Fiba Eurocup est la plus petite des coupes mais la performance est remarquable. L’Europe le connaît dorénavant et il a été récemment convié au all-star game de la Fiba Eurocup. Les observateurs américains l’ont sur leur tablette malgré un petit manque de physique. Sous contrat jusqu’en 2009, il ne compte pas brûler les étapes. Pourtant, pour une première saison, avec deux titres de MVP et un titre, on peut difficilement aller plus vite !

 

Stats Pro A : 12,8pts (40% à 3pts et 43% à 2pts), 3,5pds, 2,5rbds,

Stats Fibacup : 19,3pts (44% à 3pts et 45% à 2pts), 2,9pds, 2,9rbds

Stats As : 19,0pts, 6,3 rbds, 4,3pds, 2,0int
 

Les parcours de l'Etendard en Coupe de France


            Vendredi, la Breizh-Team passe en mode « Coupe de France » en recevant l’un des plus grands clubs français, Cholet Basket. A cette occasion, histoire de faire monter la pression et de se rappeler de bons souvenirs, le site officiel se remémore l’une des plus belles pages de l’histoire du club, la victoire contre le Paris Basket Racing.

          Ironie de l’histoire, on fêtera bientôt la troisième bougie de ce match historique et qui a marqué tout les supporters de l’Étendard. C’est le 20 avril 2005 que le club de la capitale s’est déplacé à Cerdan pour y subir un cuisant revers. Alors troisième de son championnat et meilleure défense de pro A, le feu PBR vient défier dans son antre le leader de la pro B. Annoncé dans les bas-fonds de la division par tous les journaux du pays, les parisiens défient les pronostics et réalisent une saison pleine en accrochant la troisième place au moment de venir jouer à Cerdan. L’équipe est alors coachée par le gourou Herbert qui réalise des prouesses dans l’urgence. Il a pu former une équipe de combattant en peu de temps et l’alchimie a tout de suite pris autour de CC Harrison, John Linehan et Victor Samnick. Un seul mot d’ordre : défense !

          Du côté brestois, les futurs héros de toute une ville accomplissent déjà une saison exceptionnelle. Le club est en tête de la division et s’apprête à monter à l’étage au-dessus. Le gourou brestois, Yves-Marie Verove, a formé lui aussi un collectif bien huilé autour de fortes individualités sous-estimées. Stephen Brun et Tyson Patterson, les deux futurs MVP du championnat, mènent leur équipe vers les sommets.

          La soirée sera exceptionnelle. La meilleure défense de France explose sous la furia locale. Le meilleur marqueur sera Eric Schmieder qui plantera 22pts, bien secondé par Pero Vasiljevic qui finira avec 19pts. Pris à leur propre jeu, les parisiens ne parviendront à scorer que 65 points au final dans un Cerdan survolté et déchaîné. Le score final, 83-65, est exceptionnel et cela reste l’un des exploits les plus incroyables de l’histoire du trophée Robert Busnel. Le public se souvient encore des smashs ravageurs de Pero, des alley-hoops de Schmieder ou de la fin de match qui voit les jeunes de l’équipe finir le travail des pros. Énorme tout simplement !

          Qualifié pour les quarts de finale, la Breizh-Team, privée de Tyson Patterson sur blessure…. et de ses supporters, (la FFBB ayant décidé de faire disputer les quarts de finale à Limoges un mardi soir !) fut éliminée par les futurs vainqueurs de l’édition, la JDA Dijon. L’histoire était belle et les souvenirs nombreux. Bercy s’offrira tout de même à la fin de l’année avec le titre de champion de France Pro B.

 

Mais la plus belle épopée en Coupe de France, l’Etendard l’a effectué durant la saison 2000-2001. En huitième de finale, le club brestois réussit un incroyable exploit en battant le Chalon sur Saône  de Stéphane Ostrowski et du mastodonte des Carpates, Robert Gulyas. Chalon pointait à l’époque à la 3è place en ProA et était qualifié pour la finale de la Coupe d’Europe Korac !

Après un tranquille quart de finale disputé à Sablé sur Sarthe, l’Etendard eut l’immense et redoutable honneur de recevoir l’ASVEL dans l’antre de Cerdan. Laurent Sciarra et Yann Bonato, tous deux auréolés du titre de vice-champions olympiques, et leur superbe formation villeurbannaise ne laissèrent aucune chance à l’Etendard mais ce soir là, la Breizh Team voyait le jour.

L’engouement fut tel qu’un rêve venait de  naître : doter Brest d’un grand club de ProA dans un nouveau Palais des Sports. Ce rêve est devenu une ambition, un projet qui guide solidairement l’action des élus municipaux, des collectivités, du club brestois et de ses nombreux partenaires. Grâce également à la solidarité des supporters dans les bons et surtout les moins bons moments.

         

Brest a déjà éliminé deux clubs de division supérieure dans son histoire : Chalon sur Saône, et Paris. Les joueurs n'ont  qu’une envie, en rajouter un troisième sur leur liste de victimes mais cette fois-ci Cholet parait pratiquement intouchable, même si, pour le plaisir, on se souvient que le club des Mauges a perdu à Brest en match de championnat de ProA il y a deux saisons.

 

Cholet Basket, Historique


          Cholet Basket Club voit le jour au début des années 70, à la suite de dissensions au sein du club dominant de l’époque, la Jeune France de Cholet. Le président emblématique de la JF Michel Léger n’hésite pas à repartir de zéro et crée Cholet Basket, qui connaîtra très vite ses premières vraies réussites en passant de la promotion excellence départementale à la nationale 2 en douze petites années. Peu à peu les joueurs cadres ayant évolué à la JF reviendront renforcer Cholet Basket, à l’instar de l’international militaire Jacques Lesur qui portera durant deux saisons la tunique de l’Etendard de Brest. Le club des Mauges accédera à la Nationale 1A en 1987 et se qualifiera immédiatement pour une coupe d’Europe. 1997/98  constituera le point d’orgue de la fulgurante existence du jeune Cholet Basket qui remportera son premier titre, la Coupe de France, atteindra la demi-finale de la défunte coupe Korac, et terminera troisième de la saison régulière avant de se faire éliminer à la porte de la finale des Play-Offs. En 1999, Cholet accède même à l’Euroleague, parvenant à battre le futur champion d’Europe, le grand Panathinaikos.

          Durant toutes ses années, le club est reconnu pour sa formation exceptionnelle mais aussi pour ses aptitudes à recruter malin. Les plus de vingt ans se souviennent de Graylin Varner, capable de mettre 50 points dans un match en championnat, ou encore de Mike Jones, passé ensuite par Pau-Orthez. Le plus grand joueur formé évidemment est le mythique Antoine Rigaudeau qui débuta en pro A à l’âge de 17 ans avant de faire le bonheur des plus grands clubs européens et de tenter sa chance en NBA. On pense ensuite à des joueurs comme Jim Bilba, ancien partenaire à Limoges de Jimmy Vérove, David Gauthier, qui fit des malheurs en euroleague avec Cholet lors de leur seule campagne européenne à ce niveau, ou encore Michael Gélabale, qui tente de faire sa place en NBA au Seattle Supersonics.. Plus près de nous, Armand Charles est issu du centre choletais tout comme Stephen Brun.

          Aujourd’hui, le roster de l’équipe drivé par Ermann Kunter a encore un  parfum tricolore. En effet, les trois meilleurs marqueurs de l’équipe sont français : De Colo, Marquis et Tchicamboud qui compilent à eux trois plus de 40 points de moyenne, phénomène unique en Pro A. Claude Marquis, revenu au bercail après une escale à l’étranger et à la SIG, frappe même fortement à la porte de l’équipe de France pour participer aux qualifications cet été en vue des championnats d’Europe qui auront lieu en 2009. Le week-end dernier a été le symbole parfait de la saison choletaise : contre Orléans, les trois français ont cumulé 65 points sur les 79 de leur équipe, soit 82% du total final. La paire US Wiggins/Dobbins n’a pas été franchement en réussite en inscrivant à eux deux… 0 point mais ces deux joueurs donnent malgré tout satisfaction depuis le début de la saison. Dobbins tourne à 10,7pts, 7,0rbds et 2,1int par match pour une évaluation de 16, soit la meilleure de l’équipe. Wiggins, un peu plus en retrait, ne laisse pourtant pas sa part au chien comme le prouve son intégration régulière dans le cinq majeur.

          Bref, vous l’aurez compris, le danger viendra un peu de partout pour la Breizh-Team vendredi soir à Cerdan. Cholet, double vainqueur de la Coupe de France à la fin des années 90, ne viendra pas en touriste dans la cité du Ponant. Mais la dernière fois que Cholet est venu par chez nous, Brest s’était imposé 84-74. C’était lors de la saison 2005/06. Un signe ? Espérons que Jimmy Vérove, seul rescapé de cette victoire, et ses coéquipiers pourront nous le confirmer…

 

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