


L’année suivante sera plus dure mais l’essentiel, le maintien, est assuré. Et puis le club va exploser la saison dernière. Une année tout simplement d’anthologie pour les banlieusards. Tout d’abord, en Coupe de France, ils parviennent à se hisser en finale à Bercy après s’être sortis des quarts et des demis organisés à Lorient. En finale, ils s’inclinent après avoir longtemps fait douter un Pau-Orthez à la recherche d’un titre pour effacer une saison ratée. Le club sort avec les honneurs. Ils le payeront en championnat malheureusement. Deuxième de la saison régulière derrière l’inaccessible Vichy, ils s’inclineront dès le premier tour contre Saint-Quentin après avoir pourtant gagné dans la chaude salle nordiste mais ils s’inclineront deux fois de rang dans leur antre. Une petite déception mais la saison restera comme la meilleur de l’histoire du club.
A l’intersaison, la JSF s’annonce ambitieux et modifie en profondeur son effectif. Exit par exemple Eric Schmieder ou encore Thomas Darnauzan, place à Adrien Moerman, Souarata Cissé, grand espoir du basket en mal de temps de jeu, Arnaud Kerckhof ou bien encore Ricky Soliver. Le début de saison est bon mais sans véritable éclat. Cissé s’affirme pourtant peu à peu, confirmant enfin les nombreux espoirs placés en lui, Moerman confirme tout le bien que l’on pensait de lui depuis son championnat du monde junior l’été dernier, et l’arrivée de Belton Rivers stabilise l’équipe. Huit victoires au cœur de l’hiver permettent à la JSF de s’installer en haut du classement. Le match aller contre la Breizh-Team confirme cette impression. Malgré un incroyable Ronnie Taylor, 39 pts et une fin de match extraordinaire, la JSF s’impose de quatre petits points, grâce à un bon Moerman (18pts 11rbds et 5int).
De plus, Nanterre réédite son exploit en Coupe de France. Après avoir éliminé Strasbourg d’un petit point, les hommes de Pascal Donnadieu réussissent l’exploit de battre le plus logiquement du monde… Pau-Orthez. La fatigue accumulée, ils s’inclineront le lendemain contre l’ASVEL en demi-finale. Qu’importe, l’aventure a été belle et le public fier de ses joueurs. Mais ces exploits risquent de peser lourd. En effet, mardi, Nanterre enchaînera son septième match en quinze jours. Déjà, samedi dernier, la fatigue a eu raison d’eux contre un Besançon en pleine bourre. Malgré un petit matelas d’avance, les coéquipiers de Soliver doivent tout de même réagir pour éviter toute mauvaise surprise en fin de saison. Ils restent trois matchs à jouer et, dans un championnat si serré, une mauvaise série de défaites pourraient être fatale pour la JSF. Malgré tout, Loïc Akono et ses gars devront sortir le grand jeu face à cette équipe complète à tous les postes et capable de sortir de grandes parties comme en mars lorsqu’ils s’imposèrent d’un petit point face au SPO Rouen dans une partie d’anthologie. Pas de doute, les hommes de Noam Rudman sont prévenus et ils auront bien besoin du public du chaudron de Cerdan pour s’approcher un peu plus des play-offs !