

On peut l’affirmer Saint-Étienne revient de loin. Déjà, la saison dernière, Alain Thinet, le coach du SEB, a eu la sensation de vivre une sorte de galère permanente. Pas tellement sur le niveau sportif, ses joueurs terminant à une belle neuvième place, mais plutôt sur l’extra sportif, le club donnant l’impression d’être en permanente reconstruction. C’est donc sans surprise que durant l’été le club apprend le refus par la Ligue quant à son réengagement en Pro B. Il faudra un énorme élan populaire pour sauver le SEB qui repart finalement dans l’antichambre de la pro A avec un nouveau président, Jean-Sébastien Paquet, qui saura lever les fonds nécessaires au club pour avancer sur et en dehors du parquet.
Une fois l’avis favorable de la Ligue entériné, le club se met en quête de joueurs. Quatre joueurs de la saison précédente sont confirmés ainsi que deux espoirs. Avec la petite enveloppe budgétaire allouée, Saint-Étienne est obligé de miser sur des joueurs ayant comme motivation principale l’envie de se montrer. Le poste de meneur est confié à Kevin Houston, un rookie de 22 ans, mais celui-ci, après pourtant deux premiers matchs réussis (16,5pts), ne s’adapte pas et repart aux Etats-Unis. Finalement, le SEB jettera son dévolu sur Justin Ingram en octobre qui depuis donne entière satisfaction (13,5pts et 3,5pds).
L’autre bonne pioche s’appelle Yuanta Holland, passé par Boulazac en 2004. Véritable leader sur le terrain, un peu à l’image de notre capitaine Jimmy, il mène la danse en plus dans les colonnes de statistiques (15 d’évaluation depuis le début de saison). Complété de plus par Mohamed Hachad (12,2pts 4rbds 2int), l’effectif s’avère au final homogène et solide.
Visant initialement le maintien au vu d’un budget restreint, le SEB souhaite maintenant atteindre les Play-Offs. Actuellement septième, en tête d’un groupe de sept équipes qui se battent pour les deux dernières places donnant le droit d’accéder à la dernière phase du championnat, ils sont bien partis pour déjouer tous les pronostics. Même s’ils restent sur cinq défaites sur leurs sept derniers matchs, la partie ne sera pas facile pour les coéquipiers de Chris Young.
Au match aller, Brest avait vaincu les joueurs du Forez 80-70 avec un offensif Christophe Cologer (19pts) et un Ronnie Taylor très complet (13pts 10pds 2int). En face, Johan Passave avait tenté de tenir son équipe mais le match avait été parfaitement maîtrisé par la Breizh-Team.
Plus loin encore, lors de la saison 2004-05, Brest parvint à s’imposer au SEB sur le score de 106-95 grâce à Tyson Patterson (29pts 6pds) et Éric Schmieder (28pts). Du côté de Saint-Étienne jouait alors Ahmed Fellah, qui drive maintenant Orléans et qui a participé l’année dernière au All-Star Game au terme d’une grosse partie (25 d’évaluation au final). Enfin, la saison dernière, Saint-Étienne a pris sa revanche en s’imposant dans un match serré sur le score de 83-80 grâce, entre autres, à leur super meneur Bobby Dixon (18pts) et à Gary Staelens (17pts 9pds). A Brest, les 18 pts de Tommy Gunn n’ont pas suffit pour s’imposer.
Bref, ce match sera un tournant pour notre équipe favorite en vue de la fin de saison. Une victoire est impérative pour espérer accrocher le rêve fou des Play-Offs. Mais, après la prestation brillante contre Cholet, tous les espoirs sont permis !